Love is the triumph of imagination over intelligence. Mencken


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# Posté le samedi 14 novembre 2009 15:42

















Elle prend de l'hélium. Elle a les pupilles en forme de coeur. Ses soirées sentent l'écume. Elle reste sur le toit, le menton sur les genoux. Les plis de sa nuque saluent les étoiles. Dans ses oreilles résonne le choeur marin. Dans son sachet de thé, un peu d'hélium, sous forme de bulles. Quand elle boit, les couleurs pétillent autour. Elle espère faire comme ces gros ballons. Aller là où elle seule sait. Avec autour tout ce qu'elle aime. Et croquer dans ses propres rêves de fillette. C'est mieux là-haut. A l'heure où le fond du ciel est un pétale de rose, où les oiseaux se déplacent en farandole. Et où la mer chante toutes les comptines d'avant. Décoller pour ne jamais atterrir. Faire des bonds sur les toits dorés du monde.


# Posté le jeudi 29 octobre 2009 10:52


# Posté le mardi 27 octobre 2009 08:56

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 10:59

Ma plage est dévastée. Les coquillages ont cessé de siffloter. L'écume ne fait plus de bulles. Plus rien n'anime l'horizon pâle. Les barques s'entrechoquent dans un bruit sourd. Et le soleil est hésitant.
Boiteux et léthargique.

Aujourd'hui, une vague est revenue. Mes chevilles sont salées. Un rayon a fendu le grand voile noir avant tendu par les poings du vent. Je reprend mes foulées, le long de la côte de verre. A en perdre haleine. Peu m'importe où je vais. Je regarde droit devant moi. La vue du sol ne m'inspire plus. Et, cette fois, je vais quelque part.



# Posté le mercredi 14 octobre 2009 06:00

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 14:00

"Elle ne vit que d'amour. Elle a besoin de lui. Plus que quiconque. Elle rit, écrit par lui. Respire son parfum à pleins poumons. Pour en sourire. Il n'existe pas vraiment; elle se pique d'embullées illusions.
Au petit jour, elle entend taper sur le carreau. Dame Désillusion veut entrer. Elle, met le drap en bandeau sur ses yeux. Feint de l'ignorer, en tremblant. Scelle ses pupilles.
Cette soirée est londonienne. Automnale et effrontément glaciale.
Elle tombe. Ses paumes appuient sur la vitre embuée. Ses genoux plient. Cèdent.
Elle a compris quelle solitude est la notre en vérité. Que les espérances sont cécité. L'attente condamnation. L'optimisme vanité. Elle défie la vérité du regard. Mais ses épaules frôlent le parquet.
Elle dit elle parce que je ne vaut rien. Pas un foutu clou.
Et pas de piqûre ce soir. Elle comprend, peu à peu. Qu'aucune fleur n'embaumera assez pour faire taire les maux. Elle a noué son baluchon. Elle regarde autour d'elle. Ses yeux caressent chaque détail de ce qu'elle s'apprête à laisser. Elle pétille devant chaque photo. Puis bat des cils pour chasser les paillettes, elles aussi tellement absurdes.
Il est temps. Il faut partir. Tourner la pagé cornée. Cornée comme toutes les précédentes. Celle-ci sera l'ultime récit. Le baluchon lui fait signe. A l'intérieur, 2894 rêves grippés, un polaroid et un carnet.
Dans la poubelle, 69754 seringues, ses robes à fleurs. Et du simple papier; ou bien tous les bobards littéraires de ces aliénés.
Le seuil de la porte grince. Les orchidées sur la table se tiennent au garde à vous. Il est maintenant 22h22. Mais ce soir, pas de voeu enfantin."

# Posté le lundi 05 octobre 2009 06:31

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 05:19

ELLE VEUT UN BOY 5 ETOILES.










Photo: Maroc, avril 2009. Exposition.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 05:06

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 05:30